Pourquoi nous ne collectons pas l'occasion
Une paire = une correction unique
Vos verres ont été taillés pour vos yeux. La probabilité qu'ils conviennent à quelqu'un d'autre est infime.
Le contrôle coûte plus que le neuf
Mesurer, vérifier, nettoyer, stocker, transporter : la logistique dépasse le coût de dotations neuves adaptées.
La dignité compte
Une paire neuve, à sa vue, ajustée à son visage — c'est un soin, pas une seconde main.
C'est pourquoi nous travaillons avec des partenaires industriels — verres Essilor, montures Krys Group, collectes professionnelles Atol — complétés par les dons financiers.
Que faire de vos vieilles lunettes ?
Tout dépend de leur état et de leur correction : quatre cas, quatre gestes. Voici ce que recommande l'ADEME, l'agence publique de la transition écologique, complété par ce que nous voyons sur le terrain.
Abîmées mais réparables
Branche cassée, vis desserrée : un opticien répare souvent sur place. Si seule votre correction a changé, gardez la monture et faites remplacer les verres.
Des lunettes de vue en bon état
Déposez-les chez un opticien : la plupart des magasins ont une boîte de collecte, sans obligation d'y être client. Elles sont triées, puis orientées vers des actions solidaires ou vers le recyclage.
Des solaires ou des lunettes sans correction
En bon état, une association, une recyclerie ou une structure de réemploi peut les reprendre telles quelles. Une monture de marque se revend aussi d'occasion.
Cassées, irréparables
Rapportez-les quand même chez un opticien : verres et monture seront séparés pour être recyclés. À la poubelle, elles finissent incinérées ou enfouies.
Côté réseaux, le principal en France est Medico Lions Clubs de France, dont l'atelier du Havre trie et reconditionne des millions de paires chaque année depuis 1978. À savoir : l'association Lunettes Sans Frontière a cessé ses activités le 31 décembre 2025, et sa collecte est reprise par La Ruche Solidaire, sur lunettessansfrontiere.org. Beaucoup de guides en ligne donnent encore l'ancienne adresse.
Pour trouver l'opticien ou la structure de réemploi la plus proche de chez vous, l'ADEME tient une carte à jour : que faire de mes lunettes ?
Et les envoyer soi-même en Afrique ? Ce n'est pas utile : sans examen de vue sur place, personne ne peut savoir à qui une paire convient. Les associations qui en acheminent les trient et les vérifient d'abord. Notre choix est différent : nous examinons d'abord, puis nous remettons une paire neuve, à la correction mesurée.
Un point d'honnêteté, quand même : sur ces montures collectées, une partie seulement repartira comme lunettes — le reste est recyclé en matière. Trier, mesurer, apparier des milliers de paires demande un travail énorme pour un rendement modeste. C'est exactement ce constat qui nous a fait choisir l'autre chemin.
Ce qui aide vraiment : le don financier
Association loi 1901 d'intérêt général : votre don est déductible à 66 %. Concrètement :
78 % des dons financent directement les missions terrain, 17 % le matériel optique, 5 % le fonctionnement — aucun salaire n'est versé. Le détail est public. Et pour tout comprendre sur la réduction d'impôt (case 7UF, reçu fiscal, entreprises) : notre guide du don défiscalisé.
Opticien, étudiant ou enseigne ?
Là, vos montures et vos verres nous intéressent : fins de série, stocks neufs, verres non montés. Vous pouvez aussi rejoindre nos missions comme bénévole — c'est ainsi que se déroule chaque mission au Sénégal.